Ce quiz a été posé lors de la marche de l’alimentation du 12 octobre à Poissy – en savoir plus ici : https://www.mieuxvivrepoissy.fr/index.php/2024/10/06/marche-pour-lalimentation-le-12-octobre-2/
Les questions
Essayez d’abord de vérifier vos connaissances ici : https://framaforms.org/quiz-de-lalimentation-du-12-octobre-2024-1728751187
Les réponses
Combien de personnes sont concernées par l’aide alimentaire en France ?
1 sur 10 (10 %), soit environ 7 millions de personnes !
Quel pourcentage de la population déclare ne pas manger assez bien ?
45 % de la population (en 2022) se restreint sur ses dépenses alimentaires et perd en qualité nutritive (et une partie d’entre ces personnes se restreignent aussi sur la quantité)
Quelle proportion des poissons pêchés proviennent d’espèces surexploitées : 21 % ; 55 % ; 93 % ?
=> 93 % (sachant que la pêche fournit la moitié du poisson consommé, l’autre moitié provenant de l’élevage)
A quelle vitesse artificialise-t-on le sols en France ? 24 000 hectares par an ? 5 terrains de football par heure ? l’équivalent du département de la Seine Saint-Denis chaque année ?
=> les 3 (chiffres de la dernière décennie d’après le gouvernement)
Quel pourcentage de la production alimentaire mondiale est perdue ou gaspillée ?
Un tiers (selon la FAO)
Et en France, quelle quantité de nourriture est jetée par habitant et par an ? 5 kg ; 39 kg ; 93 kg
39 kg
Depuis 1800, la consommation de viande en France a été multipliée par combien ?
Par 4
Nous consommons trop de viande en moyenne en France. Pour quelles raisons est-ce un problème ?
- Pour la santé : l’excès de consommation de produits animaux, s’il est chronique, peut contribuer à favoriser le surpoids et des maladies telles qu’hypertension, maladies cardiovasculaires, diabète de type 2… Une forte consommation de viande rouge et de viandes transformées (charcuterie, salaison, conserves, produits à base de viande) est associée à un risque accru de cancer colorectal.
- Pour l’environnement : contribution au réchauffement climatique ; les élevages intensifs contribuent aussi à la pollution de l’eau (par ex. algues vertes en Bretagne)
Quels produits ne sont pas assez présents dans nos assiettes ?
En France, notre consommation de produits d’origine végétale est 2 (pour les fruits et légumes), voire 5 (pour les légumineuses) fois inférieures aux recommandations pour la santé. (Source : INRAE)
Pour quelles raisons notre alimentation actuelle réchauffe le climat ? (Plusieurs réponses)
La production de notre alimentation émet des gaz à effet de serre à cause de (par ordre d’importance décroissant, pour notre alimentation en France) :
- l’élevage, en particulier celui des ruminants (bovins, moutons, chèvres) qui émettent du méthane (c’est lié à leur mode de digestion et ils le relâchent en éructant),
- la déforestation (forêts brulées pour créer des pâturages ou des terres cultivées… notamment pour nourrir des animaux : 61 % du maïs produit dans le monde par exemple est destiné aux animaux),
- l’utilisation d’engrais chimiques (qui relâchent du protoxyde d’azote),
- le gaspillage,
- le chauffage des serres (le cas échéant),
- les transports (qui comptent moins que le type d’aliment)
Note : le secteur agriculture-alimentation en France est le 2e le plus émetteur de gaz à effet de serre, derrière les transports
Il faut plus de surfaces de terres cultivées pour produire 100 g de protéines de bœuf ou 100 g de tofu ?
100 g de protéines de bœuf nécessitent 80 fois plus de surface (160 m²) que 100 g de protéines de tofu (2,2 m²)
En règle générale, la surface nécessaire pour produire des protéines d’origine animale est 3 à 5 (porc, volaille) voire 10 (viande rouge) fois plus élevée que celle nécessaire pour produire des protéines végétales issues de légumineuses.
Il est possible de nourrir 10 milliards d’humains sur Terre sans augmenter les surfaces cultivées : vrai ou faux ?
Vrai. Il suffit pour cela de diminuer la consommation de produits animaux (pour les populations occidentales en tout cas)
Consommer une tomate produite en hiver en France émet combien de fois plus de CO2 qu’une tomate locale de saison ?
100 fois plus (2,24 kg équivalent CO2 contre 0,23)
L’agriculture est responsable de quel % de déforestation : 25 % 50 % 80 % ?
80 % — en particulier pour : faire des pâturages, produire l’alimentation du bétail, de l’huile de palme, du chocolat et du café
Selon vous, est-ce que la région Île-de-France est une région agricole ?
Réponse : Oui la région Île-de-France est une région agricole, quelques éléments qui le démontrent :
- Les terres agricoles représentent 50% de la surface de l’Île-de-France.
- Nombre d’exploitations en Ile de France : 4. 425 (en baisse de 12% en 10 ans)
- Surface : 127 hectares en moyenne (soit 14 ha de plus qu’en 2010)
- Un territoire francilien historiquement céréalier : 80% des exploitations, plus de 150 ha en moyenne
voir aussi : https://ouiauxterresdegonesse.fr/
Pourquoi a-t-on besoin de nombreux·euses agriculteur·rices dans les prochaines années ?
Réponse : 2 raisons principales
- compenser les départs à la retraite des agriculteur·rices installé·es
- développer un modèle agricole alimentaire plus soutenable
Sur les départs à la retraite :
- Actuellement, il y a 496.000 chefs d’exploitation.
- Un quart des chefs d’exploitation a plus de 60 ans.
- D’ici 10 ans, la moitié d’entre eux pourrait partir à la retraite.
- Celles et ceux qui s’installent – autour de 13 000 par an – ne compensent qu’aux deux-tiers les 21 000 arrêts annuels d’activité.
Sur l’évolution du modèle agricole :
Dans son Avis paru en avril 2020, le CESE indique que “pour garantir la sécurité alimentaire dans les prochaines décennies, assurer le dynamisme des zones rurales et réussir les transitions écologique, climatique, énergétique, économique et sociale qui s’imposent, la présence de très nombreux agriculteurs et salariés agricoles répartis sur l’ensemble des territoires est indispensable.”
Pour réussir la transition agroécologique et relocaliser notre production alimentaire, nous avons besoin d’ 1 million de paysannes et paysans. Pour atteindre cet objectif en 2050, cela implique d’installer près de 40 000 agriculteurs et agricultrices par an pendant 30 ans.
Nous aurons donc besoin de tripler le nombre d’installations annuelles jusqu’en 2050 pour relever le défi de la transition agroécologique et du renouvellement des générations !
VRAI ou FAUX, il n’y a pas assez d’agriculteur·rices pour remplacer celles et ceux qui partent à la retraite ?
Réponse : Vrai
- Actuellement, il y a 496.000 chefs d’exploitation, dont un quart des chefs d’exploitation a plus de 60 ans.
- D’ici 10 ans, la moitié d’entre eux pourrait partir à la retraite.
- Celles et ceux qui s’installent – autour de 13 000 par an – ne compensent qu’aux deux-tiers les 21 000 arrêts annuels d’activité.
- Plus de la moitié des surfaces libérées par des arrêts d’activité vient agrandir les fermes déjà existantes, qui continuent de se mécaniser et de se spécialiser, pérennisant ainsi une agriculture insoutenable pour l’environnement et peu créatrice d’emplois.
Quelle est la part des fermes qui sont en bio en Île-de-France ? 5%, 14%, 40%
Réponse : 14% des fermes d’IdF sont en bio
Près de 14% des exploitations franciliennes sont en Agriculture biologique avec 648 producteurs dont 39% en grande culture et 27% en production de légumes. Elles représentent 7% de la surface agricole d’IDF.
A l’échelle de la France c’est 13,4% des fermes qui sont en bio et 10,3% des surfaces agricoles en bio