Tribune de février 2025 des élus de la minorité Poissy Demain, parue dans le journal municipal #Poissy
Être élu·e minoritaire, c’est représenter les voix des citoyen·nes qui ont fait un autre choix. C’est aussi participer activement à la démocratie locale en proposant, en interrogeant, en construisant. Mais encore faut-il pouvoir exercer pleinement ce rôle. À Poissy, les obstacles sont nombreux et mettent à mal le respect dû à l’opposition. Même si nous notons une timide amélioration depuis juillet 2022, le chemin reste long.
Dès le début de ce mandat, nous avons constaté une réticence de la majorité à fournir les informations nécessaires durant et après les conseils municipaux. Nos relances restent souvent lettre morte, sauf rares exceptions. Pourtant, il s’agit d’une obligation légale, indispensable à un débat éclairé.
Les actions de communication de la Mairie posent également question. En impliquant « les élus » dans ses messages, elle laisse entendre que l’ensemble des élu·es, y compris l’opposition, est associé à ses initiatives. Or, il n’en est rien. Les deux derniers exemples en date : la photo de couverture du dernier magazine municipal et le « kiosque des élus » installé sur le marché : les élus minoritaires sont absents car non invités et mis devant le fait accompli. Ces pratiques tendent à invisibiliser l’opposition et tromper les citoyen·nes.
Autre atteinte : la majorité refuse de donner accès aux réseaux sociaux municipaux, malgré une obligation légale. Prétexte invoqué ? L’absence de contestation du règlement intérieur du conseil municipal. Nous refusons de surcharger les tribunaux pour faire respecter un droit qui devrait aller de soi. Cet accès est essentiel pour une communication équitable avec tous·tes les Pisciacais·es.
Pourtant, nous avons tendu la main à de multiples reprises. Nous nous sommes mis à disposition pour travailler sur des sujets d’intérêt général et avons multiplié les propositions. Mais ces initiatives restent ignorées.
À l’approche des élections municipales de 2026, nous craignons que ces pratiques viendront entraver l’équité entre les différent·es candidat·es.